Ils n’avaient pas de GPS, pas d’application de réservation en ligne, pas même l’intention de fonder quoi que ce soit. Les tout premiers campeurs de La Devèze étaient simplement une poignée de familles belges en quête d’ombre et de calme, un jour d’été à la fin des années 70. Ce qu’ils ont déclenché sans le savoir dépasse largement leur simple passage : une histoire humaine, un lieu, une vocation. Mais pour comprendre ce moment fondateur, il faut remonter encore plus loin — jusqu’aux racines les plus anciennes du camping lui-même.
Sommaire
Les tout premiers campeurs de l’Histoire : des nomades aux pionniers du plein air
Des campeurs belges dans les Cévennes : comment un été fin années 70 a tout changé à La Devèze
du camping à la ferme : quand La Devèze devient une aire naturelle de camping familiale
Le camping en 2026 : un essor record qui confirme la vision des tout premiers campeurs
Les tout premiers campeurs de l’Histoire : des nomades aux pionniers du plein air
Avant même que le mot « camping » existe, des êtres humains dressaient leurs abris sous les étoiles, déplaçant leur foyer au gré des saisons, des ressources et des horizons à conquérir. Les peuples nomades — de la steppe mongole aux plaines d’Afrique en passant par les forêts d’Europe — ont inventé sans le savoir les gestes fondateurs : planter une structure légère, choisir son emplacement avec soin, vivre en harmonie avec ce que la nature offre. Ces pratiques millénaires forment le substrat invisible sur lequel s’est bâti tout le camping moderne.
La formalisation de cet art de vivre en plein air ne survient qu’à la toute fin du XIXe siècle. C’est à cette époque que des visionnaires comme Thomas Hiram Holding commencent à théoriser ce que beaucoup faisaient déjà instinctivement. Holding, figure pionnière du camping récréatif, diffuse l’idée qu’il est possible — et même désirable — de séjourner en nature avec un équipement minimal, une autonomie maximale et un plaisir authentique. Le camping cesse d’être une nécessité pour devenir un choix.
Ce qui frappe, en retraçant cette longue histoire, c’est la permanence des motivations. Qu’il s’agisse d’un berger transhumant il y a trois mille ans ou d’une famille qui installe sa tente aujourd’hui dans les Cévennes, les ressorts sont les mêmes :
L’envie d’espace et de liberté de mouvement
Le besoin de contact direct avec la nature, sans filtre ni intermédiaire
La recherche d’une simplicité volontaire, loin de l’agitation du quotidien
Le plaisir de choisir son lieu, de s’y sentir bien, d’y revenir
Cette philosophie intemporelle traverse les siècles sans s’émousser. Elle est précisément ce qui rend l’histoire du Camping La Devèze si parlante : parce qu’elle commence, elle aussi, par un geste simple et universel — trouver un coin où poser ses bagages et se sentir chez soi.
Des campeurs belges dans les Cévennes : comment un été fin années 70 a tout changé à La Devèze
Tout a commencé par une rencontre fortuite, comme souvent avec les belles histoires. L’histoire commence comme beaucoup de belles histoires : par le hasard. À la fin des années 70, trois familles belges sillonnent le sud de la France en caravane, cherchant un endroit tranquille pour s’arrêter le temps d’un été. Elles n’ont pas de destination précise, juste l’envie de trouver de l’ombre, du calme en quête d’un coin de nature tranquille où poser leur caravane le temps d’un été, et suffisamment d’espace pour que les enfants puissent courir librement. C’est ainsi qu’elles tombent sur le mas de La Devèze, niché dans les collines de Montoulieu, au cœur des Sud Cévennes. C’est sur les terres de La Devèze, à Montoulieu, qu’elles s’arrêtent — et qu’elles ne repartent plus vraiment, du moins pas sans avoir laissé quelque chose derrière elles.
Le lieu est alors un domaine agri-viticole, pas encore un camping. Mais il possède déjà tout ce qui fait sa force aujourd’hui : des chênes centenaires qui filtrent la lumière, une garrigue parfumée, un silence habité par les cigales, et cette impression rare d’être à l’écart du monde sans être coupé de tout. Ces familles belges, qui n’avaient rien demandé de particulier, se retrouvent face à un endroit qui répond à quelque chose de plus profond qu’un simple besoin de stationnement.
Elles s’y plaisent. Tellement qu’elles reviennent l’été suivant. Et peut-être encore l’année d’après. Ce retour répété, cet enthousiasme spontané et sincère, ne passe pas inaperçu auprès de Marcel Damais, alors propriétaire du mas. Ce qu’il observe alors, c’est une évidence simple : ces familles ne cherchent pas un complexe touristique. Elles veulent de l’espace, du silence, une nature qui ne soit pas mise en scène. Ce que ces campeurs belges exprimaient sans le formuler — le bonheur d’être là, dans ce lieu précis, entourés de nature — lui parlait.
C’est cet élan, venu de visiteurs qui n’étaient que de passage, qui donne à Marcel Damais l’idée de transformer l’environnement du mas en camping. Cette intuition devient le socle d’un projet de camping à la ferme, ancré dans le paysage cévenol et dans l’esprit authentique des tout premiers campeurs. Pas un grand complexe touristique, pas un parc de loisirs. La vision de Marcel était d’une clarté désarmante : offrir un cadre généreux, sans fioriture, où la nature cévenole fait tout le travail. Pas besoin d’artifices quand on dispose de chênes centenaires, d’un ciel immense et d’un air que les habitants des grandes villes oublient vite à quoi il ressemble. Quelque chose de simple, d’ancré dans ce territoire, à l’image de ce que ces familles étaient venues chercher sans même pouvoir le nommer. 🌿
Du camping à la ferme à l’aire naturelle de camping
Ce que Marcel a bâti il y a près de cinquante ans, Laurent et Florence le perpétuent aujourd’hui avec la même conviction à travers désormais une aire naturelle de camping. À La Devèze, les emplacements s’étendent toujours à l’ombre des chênes ou en prairie ouverte, selon les envies. La piscine à débordement offre désormais une vue panoramique sur la garrigue et le Mont Aigoual — un luxe visuel qui ne coûte rien à la nature environnante. Et l’accueil reste celui d’un endroit où l’on vous connaît par votre prénom.
Ce modèle préfigure avec une étonnante justesse ce que le secteur appelle aujourd’hui le slow camping. Bien avant que ce mot existe, La Devèze incarnait déjà l’idée d’un séjour qui ralentit, qui reconnecte, qui respecte. Un héritage intact, transmis de génération en génération, fidèle à l’esprit de ces trois familles belges qui avaient simplement eu le bon réflexe de s’arrêter là.
Le camping en 2026 : un essor record qui confirme la vision des tout premiers campeurs
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et ils sont éloquents. Avec 147,5 millions de nuitées enregistrées en France en 2025, l’hôtellerie de plein air traverse une période de vitalité rarement vue. La hausse de fréquentation au troisième trimestre — portée à la fois par les familles françaises et les visiteurs étrangers — confirme que le camping n’est pas une tendance nostalgique. C’est un choix de vie qui se renforce d’année en année.
En 2026, la dynamique se précise encore davantage. Une partie croissante des campeurs tourne délibérément le dos aux grandes structures surchargées, aux animations programmées à l’heure, aux emplacements serrés comme des sardines. Ce qu’ils retrouvent dans les aires naturelles, c’est précisément ce que recherchaient déjà ces familles belges dans les Cévennes à la fin des années 70 : de l’espace, de la liberté, et un rapport direct avec la nature.
Plusieurs facteurs expliquent cet engouement persistant :
Une recherche de flexibilité — le camping s’adapte aux budgets, aux durées de séjour, aux modes d’hébergement
Une aspiration profonde au ressourcement en pleine nature, loin des écrans et des agendas surchargés
Une sensibilité croissante aux démarches respectueuses de l’environnement
Le besoin d’un accueil humain, à l’opposé des check-in automatisés et des hébergements interchangeables
La redécouverte de destinations de proximité, riches en paysages et en patrimoine naturel
Dans ce contexte, des lieux comme le Camping de La Devèze à Montoulieu ne surfent pas sur une mode — ils l’avaient anticipée d’un demi-siècle. Un cadre naturel préservé au cœur des Sud Cévennes, des emplacements pensés pour les tentes, les caravanes et les camping-cars, une piscine à débordement avec vue sur le Mont Aigoual, et surtout la présence de Laurent, dont l’expertise de géologue et de vigneron transforme chaque échange en véritable découverte du territoire.
Ce que les tout premiers campeurs cherchaient intuitivement, sans pouvoir le nommer, La Devèze continue de l’offrir avec la même générosité. Et dans un monde où le bruit ne cesse de monter, ce genre d’endroit devient presque rare. Presque précieux.
Des familles belges sans GPS, un domaine viticole cévenol, un été à la fin des années 70 : il n’en fallait pas plus pour qu’une histoire commence. Aujourd’hui, le Camping La Devèze perpétue cet esprit fondateur avec la même simplicité et la même authenticité. Que vous soyez en tente, en caravane ou en camping-car, vous marcherez dans les traces des tout premiers campeurs qui ont tout changé — et peut-être écrirez-vous, à votre tour, un nouveau chapitre de cette belle aventure.
FAQ
Qui étaient les tout premiers campeurs de l’Histoire ?
Les tout premiers campeurs au sens moderne sont apparus à la fin du XIXe siècle en Europe, avec des pionniers comme Thomas Hiram Holding qui popularisèrent le camping itinérant. Avant eux, les nomades pratiquaient déjà une forme ancestrale de vie sous tente, mais sans en faire un loisir choisi.
Comment des campeurs belges ont-ils contribué à la création du camping La Devèze ?
À la fin des années 70, des familles belges en quête d’un endroit calme pour poser leurs caravanes un jour d’été ont découvert le terrain de La Devèze, dans les Cévennes. Leur enthousiasme a donné à Marcel Damais l’idée de transformer sa ferme en aire naturelle de camping, posant ainsi les fondations de ce qui est aujourd’hui le Camping La Devèze à Montoulieu.
Qu’est-ce qu’un camping à la ferme ou une aire naturelle de camping ?
Un camping à la ferme est un terrain amenagé installé sur une exploitation agricole, permettant aux vacanciers de séjourner au plus près de la nature et du monde rural. Il propose généralement un nombre tres limité d’emplacements, dans un cadre simple et authentique, tout en conservant une activité agricole sur le site.
Une aire naturelle de camping est un espace de camping aménagé de manière légère et intégré à son environnement naturel. Elle offre généralement de grands emplacements, peu d’équipements et une ambiance calme, afin de préserver le caractère naturel du site. Elle privilégie l’espace, la nature, la tranquillité et un tourisme plus simple et respectueux de l’environnement.
👉 La différence principale : le camping à la ferme est lié à une exploitation agricole, tandis que l’aire naturelle de camping se définit surtout par son intégration dans un environnement naturel et son aménagement limité.
À La Devèze, cela se traduit par des emplacements spacieux sous les chênes, une piscine à débordement et un accueil familial personnalisé, loin des grands complexes touristiques.
Le camping connaît-il un regain de popularité en 2026 ?
Oui, en 2026 le camping enregistre une fréquentation en augmentation, porté par une demande croissante de nature, d’authenticité et de voyages responsables. Les aires naturelles comme La Devèze, qui incarnent l’esprit des tout premiers campeurs, séduisent particulièrement les familles en quête d’une expérience vraie.
Comment réserver un emplacement au Camping de La Devèze ?
Le Camping de La Devèze est ouvert du 1er mai au 30 septembre et peut être contacté par téléphone au 06 82 49 53 12, aux horaires d’accueil de 9h à 13h et de 15h à 19h. Vous pouvez également visiter le site deveze.com pour découvrir les emplacements disponibles et effectuer votre réservation.



